Un navire au corps élastique se tord, tangue et sombre par la poupe. François Peeters, artiste fasciné par le Titanic déploie en une vingtaine d’œuvres, l’épopée dramatique du mythique paquebot. Dans cette séquence très figurative, le paquebot est entier. Malmené, il semble presque onduler, suivant lui-même le mouvement des vagues. Il entame sa dernière danse, une danse funeste. Alors qu’il commence à couler, la poupe immergée reste visible à travers les flots, en transparence. Les coups de pinceaux instinctifs et nerveux dessinent un océan déchaîné. Le ciel est d’un noir opaque et menaçant, contrastant avec le pont et les cheminées aux tons incandescents.
François Peeters suit la progression de la traversée et du dramatique naufrage. Touché durablement par le film de James Cameron, il utilise le langage et le découpage cinématographique, usant de plans larges comme ici, ou de gros plans dans d’autres œuvres issues de la collection. Sa touche enlevée, son goût pour la dramaturgie et sa pratique de la musique permettent d’imaginer la bande originale du film qu’il peint séquence après séquence. Ses œuvres ont été montrées dans plusieurs expositions collectives. Il a été révélé par EgArt.
L'artiste s'inspire de l'actualité. Il se transforme en témoin de son temps et en conteur.
Gaston Chaissac évoque le lancement à grande échelle en France, en 1949, de la vaccination par le BCG, contre la tuberculose, imbriqué avec sa propre histoire. Christophe Baudouin dresse l'inventaire des éruptions volcaniques du Globe. Ses dessins assemblés peuvent former des suites de plusieurs mètres de long. Joseph Vignes se fait le chantre d'une modernité heureuse et colorée, où voitures, paquebots... ou gazinières, se mêlent à la faune et à la flore. Marc-François Bresson héroïse les événements médiatiques ou ceux de son quotidien, matchs de football, concerts de rock ou retrouvailles au café avec des amis. François Peeters, dans sa série Titanic, peint le naufrage en 1912 du célèbre paquebot. Il utilise la technique de la séquence pour transcrire le souvenir très fort qu'il a gardé du film épique américain produit dans les années 1990. André Robillard peint la conquête spatiale sur toile ou sur sculptures d'assemblage. Il s'entoure d'oiseaux, lorsqu'il monte sur scène pour raconter son histoire en musique, acteur de sa propre légende.
Se promener dans la salle d’exposition comme dans un vrai musée, découvrir peintures, dessins et sculptures en 3D et écouter le conférencier présenter les cinq thèmes de la collection. Voilà ce que la galerie Art Sans Exclusion vous invite à vivre.