Le ciel est en feu ! Et pourtant rien ne bouge… Il est tard, et le coucher de soleil aux tonalités intenses, rend le ciel incandescent. Pourtant, sous ce ciel tourmenté, une maison à colombages, dont les poutres en bois forment un parfait quadrillage, se tient stable, claire, droite. Elle est entourée d’édifices plus récents aux lignes tout aussi claires et géométriques. Certaines fenêtres, lumineuses, indiquent une présence humaine. Des formes tourbillonnantes évoquent une végétation dense. Tandis que les pavés sont agencés en mosaïque, dans un camaïeu de couleur tendre.
Cette hypnotique scène urbaine, à l’allure d’une miniature en marqueterie de pierres dures, représente le Bareuzai, une place historique de Dijon, ville que Marc-François Bresson habite. Il s’est inspiré d’une photographie de jour, beaucoup plus neutre, parue dans le journal Le Bien Public. Dans sa relecture de la scène, les lignes droites et formes géométriques côtoient les tourbillons et imbroglios. La tension entre l’ordre et le chaos, la réalité et l’imagination, le chaud et le froid est palpable. Pourtant, de cette tension nait aussi l’harmonie, comme un équilibre des contraires. Dans ses icônes sur bois, Marc-François Bresson consigne autant de moments vécus, de lieux visités que de visions et de lieux rêvés. Grâce au sable et l’acrylique travaillé en couches épaisses, ses souvenirs prennent une rugosité visuelle. Un relief à l’aspect presque textile invitant au toucher. Marc-François Bresson est lauréat EgArt 2020.
L'artiste s'inspire de l'actualité. Il se transforme en témoin de son temps et en conteur.
Gaston Chaissac évoque le lancement à grande échelle en France, en 1949, de la vaccination par le BCG, contre la tuberculose, imbriqué avec sa propre histoire. Christophe Baudouin dresse l'inventaire des éruptions volcaniques du Globe. Ses dessins assemblés peuvent former des suites de plusieurs mètres de long. Joseph Vignes se fait le chantre d'une modernité heureuse et colorée, où voitures, paquebots... ou gazinières, se mêlent à la faune et à la flore. Marc-François Bresson héroïse les événements médiatiques ou ceux de son quotidien, matchs de football, concerts de rock ou retrouvailles au café avec des amis. François Peeters, dans sa série Titanic, peint le naufrage en 1912 du célèbre paquebot. Il utilise la technique de la séquence pour transcrire le souvenir très fort qu'il a gardé du film épique américain produit dans les années 1990. André Robillard peint la conquête spatiale sur toile ou sur sculptures d'assemblage. Il s'entoure d'oiseaux, lorsqu'il monte sur scène pour raconter son histoire en musique, acteur de sa propre légende.
Se promener dans la salle d’exposition comme dans un vrai musée, découvrir peintures, dessins et sculptures en 3D et écouter le conférencier présenter les cinq thèmes de la collection. Voilà ce que la galerie Art Sans Exclusion vous invite à vivre.