Née dans l’Hérault dans une famille de charbonnier en 1931, Thérèse Bonnelalbay est infirmière. Elle se marie en 1959 avec le poète Joseph Guglielmi, alors instituteur. Elle commence à dessiner en 1963 pendant les réunions du parti communiste auxquelles elle assiste régulièrement. En 1975, elle s’installe avec son mari et ses deux enfants à Ivry-sur-Seine. Elle disparaît tragiquement dans la nuit du 16 février 1980. Assez figuratifs dans une première période, ses encres deviennent ensuite de plus en plus abstraites.
Son œuvre, appréciée de Jean Dubuffet, est notamment conservée dans la Collection de l’Art brut à Lausanne, à la Fabuloserie à Dicy, au LaM de Villeneuve d’Ascq et dans la Collection Sainte-Anne du Centre d’Étude de l’Expression (Paris).
Comme dans les haïkus, ces petits poèmes puissants et brefs, l'artiste développe une œuvre vibrante qui célèbre l'évanescence des choses.
La haute montagne de Najia Mehadji se désagrège et tombe en flocons. Seule demeure une poussière céleste. René Guisset construit un carrousel comme une stèle à la vie quotidienne d'un monde rural disparu. Anselme Boix-Vives, poète mystique, peint une ode à la nature et le petit peuple mi-humain, mi-animal qui y a trouvé refuge. Comme dans un songe, les visages et les plantes hybrides de Thérèse Bonnelalbay s’évaporent. Seule demeure une trace légère, une graphie secrète. Sonia Lawniczak fait surgir sur la toile ou la feuille des vues de villes à la dérive, évocation de pays rêvés ou parcourus. L'œuvre d'un Grégoire Koutsandréou est une promenade au cœur de territoires imaginaires. Guillaume Chocu invente un monde de silence où les êtres se meuvent en apesanteur. Jean Pous grave les figures d’une humanité heureuse, en osmose avec la nature.
Se promener dans la salle d’exposition comme dans un vrai musée, découvrir peintures, dessins et sculptures en 3D et écouter le conférencier présenter les cinq thèmes de la collection. Voilà ce que la galerie Art Sans Exclusion vous invite à vivre.