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Thérèse Bonnelalbay, Sans titre, 1970

Sans titre II ♣

Thérèse Bonnelalbay

Sans titre II ♣

Encre sur papier, 25,5x35,5 cm
1970. © Photo J.Y. Gucia
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Herbes folles, feuilles qui volent au vent ou message codé ? Sur une feuille au format paysage, les formes aériennes sont tracées à la plume. Les lignes courbes, brèves ou longues, impriment mouvement et légèreté. Elles évoquent les silhouettes d’organismes énigmatiques surgis d’un sous-bois ou d’un fond marin, algues flottantes, lianes souples ou lichens mousseux. Une promenade onirique qui mêle finesse du trait, poésie et univers botanique. Les traces à peine palpables sont peut-être aussi les volutes de fumée de celle qui dessine souvent une cigarette à la main.

Si Thérèse Bonnelalbay développe d’abord une œuvre assez figurative dans laquelle elle griffe des profils et des formes végétales, ses dessins au geste libéré deviennent de plus en plus abstraits jusqu’à former une graphie mystérieuse. Sans choisir entre le dessin et l’écriture, elle crée son propre langage plastique, poétique, idéographique parfois proche de celui de la calligraphie japonaise. Qui évoque aussi bien les Signes Personnages d’Olivier Debré, les Logogrammes de Christian Dotremont. Et font écho aux Meidosem d’Henri Michaux, êtres indéfinis en perpétuelle mutation. La frontière entre figuration et abstraction, peinture et écriture s’estompe. Thérèse Bonnelalbay participe à l’exposition « Les Singuliers de l’art » en 1978 au musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Ses œuvres illustrent de nombreuses publications de poésie dans les années 1970, accompagnant les textes de son mari Joseph Guglielmi ou faisant la couverture de la revue Action poétique.

Les œuvres de Thérèse Bonnelalbay

Ut pictura poesis

Comme dans les haïkus, ces petits poèmes puissants et brefs, l'artiste développe une œuvre vibrante qui célèbre l'évanescence des choses.

La haute montagne de Najia Mehadji se désagrège et tombe en flocons. Seule demeure une poussière céleste. René Guisset construit un carrousel comme une stèle à la vie quotidienne d'un monde rural disparu. Anselme Boix-Vives, poète mystique, peint une ode à la nature et le petit peuple mi-humain, mi-animal qui y a trouvé refuge. Comme dans un songe, les visages et les plantes hybrides de Thérèse Bonnelalbay s’évaporent. Seule demeure une trace légère, une graphie secrète. Sonia Lawniczak fait surgir sur la toile ou la feuille des vues de villes à la dérive, évocation de pays rêvés ou parcourus. L'œuvre d'un Grégoire Koutsandréou est une promenade au cœur de territoires imaginaires. Guillaume Chocu invente un monde de silence où les êtres se meuvent en apesanteur. Jean Pous grave les figures d’une humanité heureuse, en osmose avec la nature.

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