La proue du navire s’enfonce dans les flots. François Peeters, artiste fasciné par le Titanic, déploie en une vingtaine d’œuvres, l’épopée dramatique du mythique paquebot. La touche est instinctive et l’atmosphère funeste. L’obscurité des profondeurs est rendue par des ombres grises. En haut de la feuille, une zone noire, sans lumière et complètement opaque, se dégage sur un ciel en réserve, laissé vierge. La catastrophe est à son apogée. C’est le climax cinématographique. Le focus sur la proue, zoom réalisé par l’artiste, crée une composition aux limites de l’abstraction. La ligne et la couleur structurent l’espace. La proue, forme reconnaissable à sa rambarde métallique, est un élément essentiel du film Titanic.
Fortement touché et inspiré par le film réalisé par James Cameron en 1997, François Peeters retrace et décompose cette épopée avec un œil cinématographique. La proue est le lieu d’une scène mythique du film et suffit en elle-même à symboliser toute la dramaturgie de l’histoire. Une histoire d’amour et d’espoirs fauchés en plein vol. Dernier élément émergé, son engloutissement à venir marque alors l’anéantissement de la romance qui s’y est déroulée. François Peeters explore d’autres séquences du naufrage dans trois autres œuvres issues de la collection. Ses œuvres ont été montrées dans plusieurs expositions collectives. Il a été révélé par EgArt.
L'artiste s'inspire de l'actualité. Il se transforme en témoin de son temps et en conteur.
Gaston Chaissac évoque le lancement à grande échelle en France, en 1949, de la vaccination par le BCG, contre la tuberculose, imbriqué avec sa propre histoire. Christophe Baudouin dresse l'inventaire des éruptions volcaniques du Globe. Ses dessins assemblés peuvent former des suites de plusieurs mètres de long. Joseph Vignes se fait le chantre d'une modernité heureuse et colorée, où voitures, paquebots... ou gazinières, se mêlent à la faune et à la flore. Marc-François Bresson héroïse les événements médiatiques ou ceux de son quotidien, matchs de football, concerts de rock ou retrouvailles au café avec des amis. François Peeters, dans sa série Titanic, peint le naufrage en 1912 du célèbre paquebot. Il utilise la technique de la séquence pour transcrire le souvenir très fort qu'il a gardé du film épique américain produit dans les années 1990. André Robillard peint la conquête spatiale sur toile ou sur sculptures d'assemblage. Il s'entoure d'oiseaux, lorsqu'il monte sur scène pour raconter son histoire en musique, acteur de sa propre légende.
Se promener dans la salle d’exposition comme dans un vrai musée, découvrir peintures, dessins et sculptures en 3D et écouter le conférencier présenter les cinq thèmes de la collection. Voilà ce que la galerie Art Sans Exclusion vous invite à vivre.