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Anna Zemankova, Sans-titre, Circa 1970

Sans titre II ♣

Anna Zemánková

Sans titre II ♣

Encre, satin découpé sur papier, 45,1 x 31,1 cm
Circa 1970. © Photo P. Bouvier
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description

Comme un filament incandescent, une sorte de papillon déploie ses ailes au centre du dessin. Son corps en relief se détache de la feuille vierge qui a légèrement jauni. L’artiste Anna Zemánková aime associer des techniques différentes. Elle mêle le dessin à l’encre et au pastel. Elle taille et colle, tissu et papier. Ici du satin découpé, et parfois même ajoute des éléments qu’elle brode. La créature hybride aux airs de papillon est pourvue de quatre antennes. Selon une structure d’hélice dont les pales sont comme trois paires de bras reliés entre eux, par des lignes dessinées à l’encre, légères et ondulantes. Comme des cordes, elles frémissent. L’insecte est une lyre que le moindre souffle d’air anime. Un ruban de satin est fixé de façon à former des plis, comme les trompe-l’œil des cartes postales anciennes.

Les dessins d’Anna Zemánková s’affranchissent des deux dimensions seules. Son usage du tissu et du fil, collé ou brodé, donne du relief à ses œuvres dont le rendu précieux et sensuel invite au toucher. Aussi bien lorsqu’elle perfore ou gaufre le papier lui-même. Le collage et le recours à des matériaux ou techniques non académiques sont deux méthodes utilisées par des artistes – autodidactes ou non – principalement à partir du XXe siècle. En vingt-cinq ans de création, Anna Zemánková a exploré le potentiel expressif de chaque technique qu’elle a choisi, et l’infinité des interactions possible entre le papier, le tissu, le pastel et l’encre. C’est un ouvrage de patience, une expérimentation plastique. L’Oeuvre d’Anna Zemánková a puissamment contribué à asseoir l’importance de l’art brut dans le paysage de la création contemporaine. En 2013, son œuvre a été exposée au Pavillon international de la Biennale d’art contemporain de Venise.

Les œuvres d'Anna Zemánková

La mécanique de l’art

L'artiste met au point un processus de fabrication précis dont l'œuvre va garder la trace. Celle de la main qui fait et celle du mode opératoire.

Gaël Dufrène part d'un premier modèle qu'il dessine, l'agrandit souvent. Il assemble parfois plusieurs vues qu'il retravaille en couleur. La légende fait partie intégrante du dessin. Anna Zemánková découpe papiers et tissus, parfois ciselés en relief, et crée d’étranges et complexes structures végétales. ACM crée une œuvre en expansion à partir d'éléments de métal récupérés, oxydés et assemblés. Les modules dessinés par Simon Le Fur sont répartis sur la feuille comme des sculptures dans un espace d'exposition avec certaines réminiscences du geste du graffeur qu'il fut, au début de sa pratique. Jill Gallieni dessine à l'encre des formes imbriquées qui prolifèrent comme des bulles de paroles incantatoires. Les variations de couleurs structurent l'espace. Wytze Hingst compose des séries de dates, heures et codes, parfois combinées à des lettres. La surimpression de plages de couleur produit des mouvements visuels à haut pouvoir poétique. Chez Hélène Fontana, le motif du visage humain est multiplié à l'infini, tout comme celui des objets, lunettes, chaussures, chapeaux... Une façon de signifier en creux l'absence et la disparition. Mécanicien, Ezékiel Messou, trace à même les murs, puis sur des cahiers d'écolier, le schéma des machines à coudre qu'il doit réparer, comme une collection dessinée. Béatrice Dromas a choisi la technique du collage, comme avec la série des Cœurs - râpé, pressé, épinglé - pour rendre compte de la violence des émotions, ou la série Dissociation, par une approche fractionnée du réel.

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